L’une de mes filles a pratiqué le patinage artistique de figure à un niveau national pendant plusieurs années.
J’ai pu observer de près l’exigence de cette discipline : les longues heures d’entraînement, la construction méticuleuse d’un programme, le choix de la musique, du thème et de la tenue, autant d’éléments indissociables de la performance sportive.
En famille, nous suivons les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, qui débutent ce soir, et notamment le patinage artistique de figure.
J’ai appris d’un événement qui m’a touché pas seulement du point de vue personnel mais aussi de celui d’être une maman d’une patineuse, à savoir celui du patineur artistique espagnol Tomás-Llorenç Guarino Sabaté et de sa chorégraphie inspirée de l’univers des Minions.
Tout au long de la saison, ce patineur, plusieurs fois champion national, a concouru avec une routine joyeuse, construite sur un medley de musiques tirées de la célèbre franchise cinématographique, et accompagné d’un costume jaune et bleu immédiatement reconnaissable. Une performance qui a séduit le public… jusqu’à ce qu’il apparaisse qu’elle ne pourrait pas être utilisée telle quelle lors de l’épreuve olympique.
La raison en est simple : les titulaires de droits conservent à tout moment le contrôle de l’utilisation de leurs œuvres, y compris lors d’événements planétaires comme les Jeux olympiques.
Cela semble toucher d’autres patineurs aussi.
Dans ce cas précis, les ayants droit de la musique et de l’univers Minions n’avaient pas accordé de licence pour l’utilisation de ces œuvres lors de la compétition en Italie.
Cette affaire illustre parfaitement un principe fondamental du droit de la propriété intellectuelle : l’utilisation d’une œuvre protégée n’est jamais acquise par défaut.
Musique, images, personnages, univers graphiques : tout est potentiellement soumis à autorisation. Et surtout, les titulaires de droits peuvent refuser certains usages en fonction du contexte et de la portée de l’événement.
Cependant, le droit permet aussi de trouver des solutions.
Après discussions, une licence spécifique est en cours d’accord.
Anticiper, comprendre qui contrôle quoi et mettre en place les bons accords contractuels n’enlève rien à la créativité ou à l’émotion du sport ; au contraire, cela permet aux athlètes de se concentrer pleinement sur l’essentiel : leur performance le jour J, après des années de préparation et sacrifices.
Chez P&TS, nous ne sommes pas seulement spécialistes des brevets : nous accompagnons également nos clients pour l’ensemble des titres de propriété intellectuelle, y compris le droit d’auteur, ainsi que pour la négociation et la rédaction de contrats, notamment de licences.
Une excellente chance à tous les athlètes et beaucoup de plaisir à l’ensemble du public de JO !
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